La plateforme Herrian Bizi – Se Loger au Pays, qui rassemble 32 organisations à l’origine de la manifestation du 20 novembre dernier a souhaité interpeler les candidat‧es aux législatives sur la question du logement.

La plateforme ne donne pas de consigne de vote mais entend faire vivre le débat en éclairant les électrices et électeurs sur les positions des différent‧es candidat‧es.

 Philippe JouvetPeio DufauSandra Pereira OstanelMathilde HaryEgoitz UrrutikoetxeaTom Dubois RobinThibaut PathiasVincent Bru
Vous engagez-vous à vous réunir avec notre plateforme dans les 100 premiers jours de votre mandat si vous êtes élu‧e ? 
Reconnaissez-vous le poids spécifique que représente la résidence secondaire sur cette tension immobilière dans les zones touristiques et notamment au Pays Basque  
Réviser l’article 55 de la loi SRU afin qu’il fixe des objectifs de production de logements sociaux au regard du nombre total de logements de la commune concernée et pas seulement du nombre de résidences principales 
 Actualiser, en l’étendant, la liste des communes classées en zones tendues 
Accentuer la pression fiscale sur les résidences secondaires à un niveau assez élevé pour entraîner leur remise réelle sur le marché de la résidence principale 
 Augmenter sensiblement – voire doubler – les droits de mutation et de succession pour tout bien destiné à être une résidence secondaire 
 Appliquer la transparence sur l’attribution des logements sociaux (et intégrer le lieu de travail et donc la distance) 
 Interdire tout dispositif d’accession sociale, de vente du parc social, qui ne verrouille pas le maintien des logements sociaux dans le parc social 

 

Une dernière question ouverte était posée aux candidat‧es.
Qu’avez-vous à proposer pour fixer un seuil maximal de résidences secondaires sur un territoire donné ?

Philippe Jouvet
Je propose les assises du logement dans mon programme

Peio Dufau
Le nombre de résidences secondaires sur un territoire est une problématique grave. Véritable privation de logements pour la population souhaitant vivre ici durablement, cela constitue un non sens écologique et social. De plus, cela accentue l’effet « ville dortoir ». Il est urgent d’agir. Sur notre circonscription, certaines communes dépassent les 50% de résidences secondaires et concentrent de plus en plus de locations meublées touristiques. Si la fiscalité est un levier à activer prioritairement, on peut également travailler à fixer des quotas de résidences secondaires par commune ou quartier. Enfin, notre mouvement défend l’instauration du statut de résident qui permettra de réguler l’accès à la propriété en la limitant aux personnes vivant déjà sur le territoire. Si je suis élu je travaillerai en collaboration avec les député‧es des territoires qui rencontrent la même problématique afin de porter des textes qui donnent plus d’outils aux élu‧es locaux afin d’avancer réellement vers des solutions nouvelles Un de nos slogans le dit bien, selon nous, le droit d’avoir un logement passe avant celui d’en avoir deux.

Sandra Pereira Ostanel
Nous avons bien reçu votre interpellation du 7 juin.
Nous comptons 12 000 demandes en attente de logements au Pays basque, conséquence du manque d’anticipation total de la classe politique depuis 30 ans comme l’atteste le rapport de 2019 du Conseil de développement du Pays basque qui date le problème à 1990.

Il faut construire, rénover, réhabiliter. Il faut préempter et réaliser des réserves foncières et cesser de vendre notre foncier communal au BTP, ainsi que notre patrimoine communal.

Il nous faudra aussi veiller à stopper l’étalement urbain, renoncer aux grands projets inutiles et imposés et rapprocher les bassins de vie et les bassins d’emploi.

Vous pouvez retrouver nos propositions dans notre programme : création de 300 000 logements sociaux et publics par an, encadrement des loyers, zéro SDF (Macron avait promis zéro SDF, nous en comptons plus du double soit 300 000) et rénovation des logements aux normes écologiques.

Nous rappelons que notre ambition de changer de constitution pour passer à la 6ème république, elle renforcera le droit au logement inscrit dans le préambule de la constitution

Mathilde Hary
Le nombre de résidences secondaires sur un territoire est une problématique grave. Véritable privation de logements pour la population souhaitant vivre ici durablement, cela constitue un non sens écologique et social. De plus, cela accentue l’effet « ville dortoir ». Il est urgent d’agir. Si la fiscalité est un levier à activer prioritairement, on peut également travailler à fixer des quotas par commune ou quartier. Enfin, notre mouvement défend l’instauration du statut de résident qui permettra de réguler l’accès à la propriété en la limitant aux personnes vivant déjà sur le territoire. Si je suis élue députée je travaillerai en collaboration avec les député‧es des territoires qui rencontrent la même problématique afin de porter des textes qui donnent plus d’outils pour lutter contre les résidences secondaires et pour le logement social. Un de nos slogans le dit bien, selon nous, le droit d’avoir un logement passe avant celui d’en avoir deux.

Egoitz Urrutikoetxea
Le nombre de résidences secondaires sur un territoire est une problématique grave. Véritable privation de logements pour la population souhaitant vivre ici durablement, cela constitue un non sens écologique et social. De plus, cela accentue l’effet « ville dortoir ». Il est urgent d’agir. La fiscalité est un levier à activer prioritairement (taxer les flux des résidences secondaires: doublement des droits de mutation ainsi que les « stocks »: déplafonnement de la majoration sur la taxe d’habitation des résidences secondaires). On peut également travailler à fixer des quotas par commune ou quartier. Enfin, notre mouvement défend l’instauration du statut de résident qui permettra de réguler l’accès à la propriété en la limitant aux personnes vivant déjà sur le territoire. Si je suis élu/e député/e je travaillerai en collaboration avec les député‧es des territoires qui rencontrent la même problématique afin de porter des textes qui donnent plus d’outils pour lutter contre la spéculation, les résidences secondaires et les logements vacants. Le droit d’avoir un logement n’est pas secondaire.

Tom Dubois-Robin
La pression de la spéculation immobilière s’accentue sur l’ensemble du territoire. Vos questions fermées ne permettre pas de faire connaître notre programme « Garantir le droit au logement ». Les solutions locales ne permettent pas de faire face à cette spéculation qui a une incidence sur la cherté des loyers et des prix à l’accession dissuasifs. Pour faire court et sans entrer dans les détails, nous comptons agir sur plusieurs leviers pour sortir le logement de la spéculation. La fiscalité sur plusieurs critères, mobiliser le parc privé pour les besoins prioritaires, développer massivement un logement public et social de qualité écologique, la rupture avec la spéculation foncière. Bloquer les loyers à la baisse, maîtriser les prix immobiliers, développer un patrimoine foncier public échappant à la spéculation, créer un commissariat de l’aménagement. Voilà quelques réponses valables pour le Pays basque et ailleurs.

Thibault Pathias
Les résidence secondaire tuent nos communes, leur vie, leurs commerces et leurs services publiques. Il est important de pouvoir loger notre population et d’encadrer dès 2023 les résidences secondaires et les meublés saisonniers. Arrêtons d’étendre l’urbanisation de nos villes et récupérons les logements vides

Vincent Bru

Les axes de revendications de la manifestation

Ces dernières années, se loger et vivre dignement au Pays Basque est devenu un véritable défi pour une partie toujours plus importante de la population et notamment les secteurs les plus vulnérables.

La régulation du marché immobilier et foncier pour empêcher sa fameuse main invisible de pousser la population locale à l’exil. Les maisons et appartements doivent avant tout être des logements, et non des objets spéculatifs. (par exemple, priorité doit être donnée aux locations à l’année plutôt qu’aux meublés touristiques permanents de type AirBnb)

Le droit d’avoir un logement passe avant celui d’en avoir deux (avec par exemple la limitation du nombre de résidences secondaires et des mesures fiscales dissuasives)

La compatibilité avec les urgences écologiques et climatiques, et la poursuite d’objectifs zéro artificialisation nette et de souveraineté alimentaire (par exemple densifier l’habitat, construire de la ville sur de la ville, réhabiliter et rendre habitable à l’année les logements vacants
et les résidences secondaires…)

La maîtrise publique ou collective du foncier et du logement (par exemple en renforçant les politiques communales et intercommunales d’acquisition foncière, en sanctuarisant le foncier agricole, et en systématisant les mécanismes de type BRS (Bail Réel Solidaire) empêchant les
logements en accession sociale à la propriété de tomber dans le marché spéculatif)

L’application réelle du droit à un logement digne et abordable pour toutes et tous (avec par exemple l’encadrement renforcé des loyers, une forte augmentation de la production de logement social, et notamment du logement très social, et la création d’un nombre suffisant de places d’hébergement d’urgence)

ELLES et ILS seront à la manif

Chaque jour, des personnes, des groupes, organisations rejoignent l’appel à la manif.
Vous aussi téléchargez le matériel et envoyez vos photos !

Samedi 20 Novembre

15h00

Bayonne (St André)